Semer des Graminées – Nathalie Longevial

Semer des graminees

Date de Parution : 12 Juin 2019

LE BILLET DE JUJU :

On ne devrait pas parler des livres.

On devrait les lire. Et garder ce moment ou l’ouvrage refermé, on reste dans le vague. Un peu étourdi, ému, touché.

Pourtant, je vais écrire quelques lignes.

Dans ce livre auto-édité, Nathalie Longevial évoque, sous forme de journal, la maladie de son papa. Elle raconte. Jusqu’à cette fin, déjà connue. Ce cancer. Ce mot qui tombe toujours aussi abruptement au milieu d’une phrase, au milieu d’une vie.

C’est la maladie. C’est la vie. Au jour le jour, puisqu’il faut malgré tout pouvoir parfois sourire. C’est le compte à rebours qui n’en finit pas de s’égrener. C’est la fin qui devrait arriver et qui se fait attendre. C’est honnête, et bouleversant.

C’est le travail qu’il faut accomplir pour accepter l’inconcevable. Ces fameux stades de la douleur. De ce déni à cette drôle d’acceptation. Ce sont des mots qui se mélangent et qui racontent un homme à travers l’amour de sa fille.

C’est le récit de l’attente. De ces mots que Nathalie Longevial souhaite adresser à celui qui lui a donné la vie. C’est la colère, la tristesse, le rire aussi, le passé qu’il faut tenter de comprendre un peu, le futur incertain.
C’est le journal de ses pensées qui la traversent. Qui l’épuisent et la poussent en avant.

C’est l’envie de dire avant qu’il ne soit trop tard. C’est l’envie de vivre. C’est un au revoir. Et c’est beau. C’est une ode, une mélopée parfois terrible, tellement juste.

Ce sont ces graminées qu’il faudra continuer de semer. Malgré l’absence, surtout par absence. Pour ne pas renoncer. Pour continuer d’aimer.
C’est un livre qui se lit avec admiration et retenue.

C’est un livre auto édité qui mérite d’être lu. Pour le bien qu’il peut faire sur un sujet vécu. Ecrit avec la plus intense des sincérités.

Un cri d’amour. Un bras levé. Des graminées dans le vent.

Et quelque chose qui reste.

LE RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR :

« Papa a un cancer.
Papa a un cancer et tout le monde se doute de la fin. De toute façon me direz-vous, il n’y a qu’une fin. Et à la fin, on meurt.
Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais : Papa va mourir.
Quand ? Bientôt ?
Papa a un cancer et c’est comme si j’écrivais « Papa est mort. » Déjà.
Ce livre n’est pas un roman.
Il n’y a aucun suspense.
Au début, vous connaissez déjà la fin. »

 

3 commentaires sur « Semer des Graminées – Nathalie Longevial »

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