LE SYNDROME DU SPAGHETTI – Marie Vareille

Moi, tu sais, les spaghettis … Je préfère les nouilles, c’est plus mon truc. Les spaghettis, je n’arrive pas à garder ma dignité lorsque j’en mange, une vraie angoisse !

Et le basket, bof… Non, vraiment, ce n’est pas pour moi ce roman, je pense.

Puis, j’ai jeté un coup d’œil. Comme on entrouvre la porte.


Et je m’y suis engouffré ! Pris d’amour pour Léa, cette lycéenne, folle de basket et amoureuse de son meilleur ami. Je me suis pris de passion pour un livre sur le basket, oui madame, et j’ai même presque compris les règles, dis donc.

Mais trêve de dribleries car Marie Vareille touche juste dans ce roman jeunesse que je conseille à tous. Et non, il n’est pas uniquement question de baskets, je préfère te le dire tout de suite !

Tu souris, tu t’inquiètes, tu larmouilles. Tu ris, tu tournes les pages et tu t’épattes.

C’est un roman sensible, dur parfois, mais juste.

Juste, oui, j’y tiens, car les clichés, ce n’est pas mon dada et Marie Vareille offre un roman calibré, sans ficelles apparentes, comme ça peut être parfois le cas. Il possède cette forme de sincérité qui fait que, quel que soit le registre, le roman peut fonctionner sur moi. Car il n’est pas fabriqué, ni prémâché et j’y ai trouvé ce que je n’étais pas allé chercher.

Du sujet, je ne peux guère vous en parler car il ne faut pas déflorer le plaisir. Juste dire que ce n’est pas un roman léger, ce n’est pas une bluette adolescente, mais bel et bien, un cri du cœur. Et c’est en lisant les remerciements que j’ai encore mieux compris pourquoi j’avais ressenti une telle vérité …

Entre petites phrases pétillantes et coups de massue, un roman qui rebondit d’un coin à l’autre de ta tête. Un roman qui se dévore, donc, et qui n’a pas besoin d’être forcément étiqueté. Oui, c’est un roman jeunesse, mais non, il n’est pas que pour les ados. Marie Vareille a l’émotion juste et les mots qu’il faut pour la faire naître.

C’est fou la faculté qu’ont parfois les livres de te parler de choses qui, à la base, ne paraissaient pas être pour toi. J’étais en panne de lire, et me voilà reparti de plus belle, rendossant mon maillot de lecteur tout terrain !

Tiens, et si je me mettais au basket ?

LE RESUME DE L’EDITEUR :

QUAND LA VIE PREND UN VIRAGE AUSSI TERRIBLE QU´INATTENDU, COMMENT SE RÉINVENTER ET GARDER ESPOIR DANS L´AVENIR ?

Léa a 16 ans, un talent immense et un rêve à réaliser. Entraînée par son père, qui est à la fois son modèle, son meilleur ami et son confident, elle avance avec confiance vers cet avenir tout tracé.


À 17 ans, Anthony, obligé de faire face à l’absence de son père et aux gardes à vue de son frère, ne rêve plus depuis longtemps.

Ils se sont croisés une fois par hasard ; ils n’auraient jamais dû se revoir.
Pourtant, lorsque la vie de Léa s’écroule, Anthony est le seul à pouvoir l’aider à se relever.
Leurs destinées s’en trouvent à jamais bouleversées.

LES CLASSIQUES ILLUSTRÉS, collection dirigée par Benjamin Lacombe

Ce week-end, je suis plongé dans une collection de livres juste sublimes.

Je suis tour à tour Bambi, Dorothy, Jim Hawkins ou Nils Holgersson.

Benjamin Lacombe, et son talent d’enchanteur, dirige cette collection et s’entoure de dessinateurs, d’auteurs de talent qui n’ont rien oublié de leurs rêves d’enfant et c’est qui me comble dans ces petits bijoux.

Parfois réecrits, parfois condensés, ces œuvres intemporelles prennent ici toute leur envol tant l’écrin qui les contient est merveilleux. Le choix des traductions est judicieux, moderne et offre aux petits et grands un regard sur des personnages que l’on connaît bien.

Je n’avais jamais lu Bambi et j’ai été touché par ce texte profondément émouvant, par ces dessins, comme un appel de la forêt. Le chemin vers le magicien d’Oz m’a ému avec ses personnages cabossés et si humains. L’île au trésor ne m’a jamais parue plus proche avec ses héros/animaux et Nils Holgersson me manque déjà.

Chaque tome est différent, offre une ambiance, un regard, une volonté de faire découvrir une œuvre et d’entrouvrir un pan du rideau derrière lequel se cachent des univers fantastiques.

Je suis littéralement sous le charme, comme envouté.
Au total, sept tomes sont sortis à ce jour et les trois manquants à ma bibliothèque, Poucette, Pinocchio et Peau d’Âne seront au pied du sapin, enfin, j’espère !

Vous connaissiez cette collection ? Vous aimez le travail de Benjamin Lacombe ?

Moi, vous l’aurez compris, je suis définitivement conquis …

CALENDRIER DE L’APRES

Décembre est là, et cette année s’achève.

Enfin.

Je vois partout fleurir ces calendriers de l’avent, plus ou moins heureux, qui me rappellent un peu le temps d’avant. Bien étrange décompte à rebours.

Moi, de ma fenêtre, je fais les choses à l’envers, et je rêvasse encore.

Sur mon calendrier de l’après, je coche des bâtons, je me raccroche aux jours à venir, tu sais, ceux qui, la plupart du temps, finissent par arriver après la pluie.

J’imagine des sourires, des regards embués, comme on se réveille d’un long sommeil. Je vois des rêves à ne jamais laisser tomber, cet optimisme à protéger du froid ambiant.

J’entends le temps qui s’avance, en farandole, j’écoute attentivement le temps que ça prendra pour entrer dans la danse, à nouveau.

Sur mon calendrier de l’après, je note, je griffonne, je ronchonne, pour ne pas oublier d’être. D’être là. Maintenant.

Sur mon calendrier de l’après, je rature mon petit nombril, je sature et je me détrompe avant de plus pouvoir m’encadrer. Je laisse entrer un peu plus de lumière, celle que l’autre dépose parfois sur nous. J’entoure des petits cœurs et je m’entoure des meilleurs.

Il est sûrement bien naïf mon calendrier de l’après mais il est tendre et il s’écrit d’un pas décidé, il s’accroche aux terrasses, aux coups de fourchettes, aux amis réunis et aux promesses qu’on ne tiendra pas.

Mon calendrier d’après tout, d’après tout ça, il me parle d’espoir, il expire d’avant, l’inconscience en moins et la gratitude en plus. Il s’inspire de temps pour l’important, l’indispensable superflu.

Sur mon calendrier d’après, je mets le doigt devant, je mets le doigt dessus, je fais de tout petits bonds et je fonce en avant.

Prenez soin de vous, des autres, des vôtres, et surtout, décochez les cases car personne ne rentre jamais tout à fait dedans. Comptons plus que jamais les moutons pour ne pas se tromper de troupeau.

Je vous embrasse très fort, la famille !

Cujo – Stephen King

LE BILLET DE JUJU :

J’ai toujours préféré les chiens aux chats mais s’il y a un livre qui aurait pu me faire changer d’avis, c’est bien celui-là !

Si ton conjoint, tes ados ou ta belle-mère te saoulent pour que tu adoptes un chien, offre leur d’abord ce roman, ils devraient te ficher la paix pour quelques temps …

Brave bête, hein, pourtant, le Cujo, jusqu’au jour où il se fait mordre le museau par une chauve-souris … On ne se méfie jamais de ces sales bestioles … Cujo, le gros saint-bernard un peu pataud, va se retrouver la rage au ventre et ce n’est pas qu’une image !

Cujo est un monument du genre. Epouvantable et terrifiant car ancré dans le réel, cette marque de fabrique du King qui fait que l’on tremble vraiment pour ses héros !

Stephen King, ici, fait ce que j’apprécie particulièrement dans la plupart de ses grands romans. Il croise les portraits de différents habitants de l’illustre Castle Rock, on les rencontre, on les suit dans leur ordinaire, dans leur quotidien jusqu’à ce que tout bascule et qu’on ne puisse plus refermer le livre jusqu’à cette fin qui nous laisse complètement haletant et bouleversé.

On s’attache à certains, on en déteste d’autres et peu à peu la tension monte, en même temps que le gentil chienchien à son pépère commence peu à peu à péter les plombs. La force de ce roman étant dans cette façon qu’on a également de s’attacher à ce pauvre toutou …

Cujo est un roman culte dans la bibliographie de Stephen King et on comprend bien pourquoi à sa lecture. Une belle porte d’entrée à son univers, tiens, si tu connais pas ou peu ! Tu risques d’en redemander !

Je peux te dire que, depuis, je surveille Kenzo, mon Shitzu d’amour, faudrait pas qu’il croise une chauve-souris lors d’une de ses balades quotidiennes dans Paris !

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, qui a dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris.


Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit. Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna, un couple en crise, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes : tous vont être précipités dans un véritable typhon d’épouvante, un cauchemar nommé Cujo…

Publié il y a vingt-cinq ans, Cujo reste une des œuvres majeures de Stephen King, et un classique de l’épouvante.