Amour, gluten et sororité – S.A. YARMOND

Amour, gluten et sororité.

Des mots qui font qui font rêver.

(Cette introduction est à lire sur l’air du générique d’une série bien connue, ceux qui ont la réf, levez la main droite, et dites « j’suis vieux »).

Déjà, au titre, j’ai souris. Et déjà, je retrouvais Sarah.

Sarah, c’est une rencontre, belle comme un petit rubis au beau milieu des graviers, sur le chemin de ma petite vie mais bref, le sujet n’est pas là.

J’étais pressé de découvrir ce premier roman, auto-édité avec tout le courage, toute la folie que ça implique. Et je sais déjà que je tiens là un petit collector, puisque c’est une certitude, il tapera dans l’œil d’un éditeur bien avisé, prêt à vendre des palettes de ce premier roman !

Ici, clairement, je suis sorti de ma zone de confort. Une habitude finalement pour ceux qui me suivent car j’aime encore et toujours explorer, découvrir et être épaté. Lire de tout, partout et tout le temps.

Ici, donc, on part dans le registre de la comédie. Mais moderne, hein, la comédie. Dans l’air du temps. Une comédie qui parle de blogueurs, de pâtisserie, d’amour aussi, sinon c’est pas drôle, entre quiproquos et petites phrases d’humour bien senties.

Un regard enlevé sur des nanas de leur temps, sur les relations amoureuses et les défis à surmonter pour réaliser ses projets. Une comédie parfois douce amère où tout n’est pas toujours tout rose malgré les apparences.

Et évidemment, ce qui m’interpelle le plus, ce qui me touche, c’est ce moment où derrière les artifices littéraires, on entrevoit celle qui écrit. A plusieurs reprises, j’ai compris que Sarah parlait d’elle, se racontait, un peu, derrière le rideau de ses mots.

Bref, un roman, pour rire beaucoup, s’émouvoir un peu, et passer un moment dépaysant avec cette bande de filles qui s’amusent à casser les codes.

Bon, le seul point noir, ce roman facétieux m’a rappelé combien j’étais un piètre cordon bleu.

Pourtant, c’est un roman à lire comme on dévore une bonne pâtisserie.

Avec ou sans gluten.

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Entre son blog, son futur livre de cuisine, les séances pâtisserie et les sorties – légèrement alcoolisées – avec sa cousine Elie et sa meilleure amie Eva, Yael mène une vie bien remplie. Sa vie amoureuse est au point mort, réduite à quelques nuits passées dans les bras de Robin avec qui elle entretient une relation sans attaches. Cookies, brioches, vinyles, bouquins et mojitos rythment un quotidien ordonné qui laisse peu de place à l’imprévu. Jusqu’au jour où Elie l’embarque dans un double date qui bouleverse tous ses plans…

Le noir et le blanc

Le noir et blanc.

Le noir pour le cœur qui saigne encore un peu quelquefois.

Le blanc pour toute la lumière.

Celle qu’elle a mis dans ma vie et qui inonde encore mon quotidien.

Le noir pour les deuils qui ne se voient pas.

Le blanc pour ces choses volatiles qui ne meurent jamais.

Elle s’appelait, elle s’appelle Janine. Elle était, elle est toujours là.

De la Raymonde de mon livre, elle possède l’amour immense, les casseroles qui fument et le franc parler.

Ce livre, elle l’attendait. Sans jamais me presser, sans jamais s’immiscer. Il a fini par arriver. Sans elle, mais pour elle.

Il va faire son petit bonhomme de chemin, et à travers lui, ma Janine va toquer à vos portes et franchir le seuil, tonitruante et discrète à la fois, à sa drôle de manière.

Ce livre, une folie douce mais très sincère. Un livre comme elle. Comme Janine.

D’elle, je garde une douce folie mais les pieds sur terre. Je me souviens qu’être soi-même mérite de se battre toujours un peu plus fort.

D’elle, je garde des souvenirs d’enfance, comme des centaines de fleurs dans mon jardin intime. Je garde une odeur de cassoulet et tous ces livres sur mes étagères. Je garde notre dernière fois et toutes les premières.

Je redépose ici, entre nous, ces mots. Pour qu’ils soient quelque part.

Ce n’est pas un hommage. Ce n’est pas un au-revoir, encore moins un adieu.

C’est juste une photo en noir et blanc.

Noir, un peu.

Mais blanc, tellement.

« Il faut dire merci, Jeanne. A ceux qui nous soulagent de vivre. A ceux qui nous illuminent. Pour de vrai. »

Alors.

Merci mamie.

La Divine Comédie de Nos Vies – Gavin’s Ruiz

Bon, on connaissait bien déjà la chanson.

Vous savez, le machin là, sur les amours, les amis, les emmerdes…

Mais le truc, c’est que Gavin’s Ruiz dynamite la formule et offre un roman aussi vitaminé que sa couverture psychédélique !

Ils s’appellent Sacha, Jérôme ou David, entre autres.

Ce sont des types comme vous et moi, des mecs plus ou moins bien, qui ont le mérite de ressembler à nos potes.

Je me suis régalé à suivre les tribulations de cette bande de potes. A l’heure où les mecs n’ont pas vraiment la côte, j’ai adoré les fêlures, la sincérité et la folie douce de ces sacrés drôles de gars !

Il ne faut pas trop en dire pour ne rien gâcher du plaisir. C’est un roman sur l’amitié, sur la vie qui passe et qui s’offre même le luxe d’étonner son lecteur sur la fin ! C’est un roman follement cinématographique qui offre la part belle aux hommes, pour une fois et leur redonne une place !

J’ai lu ce livre comme je regarde un bon Lelouch. Des hommes, des femmes, sans mode d’emploi mais avec cette jubilation permanente de tourner la page suivante.

Du même auteur, j’avais beaucoup aimé Le Club Des Feignasses et quel bonheur de retrouver son regard tendre et percutant. Il y a tellement de tendresse dans sa façon d’observer les autres qu’ici, le plaisir est renouvelé. Une comédie juste et enlevée, à la fois grand souffle d’air frais et jolie brise émouvante.

C’est un roman court, qui se lit d’une traite, avec un vrai plaisir gourmand ! En ce moment, ils sont terriblement précieux ces livres qui nous permettent de s’évader pour de bon…

Et puis, les types qui font du sport en collant, ça fait craquer, non ?

Non, en fait, c’est vrai.

Pas vraiment !

LE RESUME DE L’EDITEUR :

« Une seule chose est sure : j’aurais dû dire stop avant. Avoir le courage de parler. Sans le savoir, ma femme et son amant m’ont fait le plus beau cadeau du monde. »