Mes conseils pour Noël 2020 !

Parceque plus que jamais les livres doivent se retrouver au pied du sapin et offrir du baume à tous nos petits cœurs fatigués par cette drôle de période, je te propose ma sélection de livres parus en 2020 et à offrir à Tatie Ginette et Cousin Machin ! Ces livres qui pour des raisons différentes ont su me toucher plus que de raison cette année :

LES MAGNOLIAS de Florent Oiseau : « Florent Oiseau possède ce talent de la nonchalance non étudiée, une façon d’écrire qui n’appartient qu’à lui. Il n’imite personne et trace sa plume. »

AVANT LA LONGUE FLAMME ROUGE de Guillaume Sire : « Guillaume Sire, écrivain cerf-volant, tient au bout de ses doigts des mots bouleversants, et les fait tournoyer, au gré du vent, légère brise puis tempête dévastatrice. »

LA SOMME DE NOS VIES de Sophie Astrabie :  » Ce roman, c’est la somme de tout ce que j’aime lire. Une histoire, des personnages, de la vie, de la tendresse, de la simplicité et énormément de talent. »

LES DEMOISELLES d’Anne-Gaëlle Huon : « Un roman résolument féminin, sans leçon de féminisme, qui fait de ces demoiselles de grandes dames de cœur ! »

MAMIE LUGER de Benoît Philippon : « Un roman comme on en fait (trop) peu ! Qu’on ne voudrait jamais terminer. Allez, viens prendre un sacré coup de vieux, tu vas en redemander, c’est promis ! »

MON PERE, MA MERE, MES TREMBLEMENTS DE TERRE de Julien Dufresne-Lamy :  » Un roman d’utilité publique, sincère, honnête et un peu dingue. »

LES SEPT SŒURS de Lucinda Riley : « Lucinda Riley, elle sait raconter son histoire, elle t’embarque, comme une bonne série d’été ! Tu poses le cerveau et tu pars en voyage ! »

ROSA DOLOROSA de Caroline Dorka-Fenech : « Un premier roman maîtrisé, implacable et marquant. Une écriture presque empoisonnée, imagée, ondoyante. »

MADEMOISELLE PAPILLON d’Alia Cardyn : « Une histoire, à hauteur de vérité, qui ébranle souvent, touche à chaque page et ne peut laisser personne indifférent. »

FERME LES YEUX ET FAIS UN VŒU de Cécile Bergerac : « Parfois, un livre vous enveloppe, vous touche, de façon inexpliquée et il ne faut pas chercher d’où vient la magie. »

QUARTIER LIBRE de Vincent Lahouze : « C’est un roman qui se lit d’une traite, comme on se retrouve prisonnier d’une histoire qu’on ne peut pas lâcher. »

Mon tout petit (Lettre à l’enfant que je n’ai pas eu) – Delphine Apiou

Date de Parution : 14 Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

C’est une lettre.

Une lettre que Delphine Apiou adresse à l’enfant qu’elle n’a jamais eu. Elle lui parle avec tendresse, avec amour, et avec une belle dose de vérité, celle qu’on ne doit qu’à soi-même.

Elle lui raconte sa vie de femme, accomplie et bancale, une femme parmi tant d’autres qui aurait pu être la mère de ce tout petit. Mais ici, point de pathos, c’est une femme de son temps qui se raconte, entre humour et réalité, à cet enfant qui n’est jamais venu.

Ce tout petit, éternel absent, illumine ces quelques pages de sa lumière, de sa douloureuse non-présence, comme on imagine quelqu’un d’indispensable, follement absent.

J’ai été touché, pour de multiples raisons, par ce court récit, de par ces sentiments étranges, intimes dont on parle peu, de ceux qui ont fait partie du camp des non parents, celles dont forcément il manquera toujours quelque chose aux yeux de la société.

Un livre sur cet enfant jamais apparu, pourtant peut-être attendu, et sur le regard, parfois blessant, sous couvert de bienveillance, de normalité de ceux qui ne rendent plus compte parfois du cadeau que leur a fait la vie.
Touchant, parfois un peu bouleversant évidemment, il faut bien l’avouer, mais la plupart du temps d’une justesse éblouissante, ce livre rejoint ces livres amis dont on se souvient avec gratitude. Pour nous avoir un peu parlé de soi.

Ce tout petit livre, pour rappeler de vivre avec l’absence, celle née de choix, sans savoir à l’avance s’il s’agissait des bons. Un livre au sujet casse-gueule mais qui se lit comme une élégance, celle des non-dits, celle d’un amour privé de l’objet de son affection, et qui pourtant bat quelque part dans la poitrine. Avec cet humour, qui peut-être sauve de tout …

Un livre pour être moins seul, un peu moins orphelin à l’envers, ou pour savourer cette chance d’être parent. Et se souvenir, à chaque seconde, que chaque femme, chaque homme, trace sa route, quoi qu’il lui en coûte.
Avec ou sans tout petit.

Mais avec une trace en soi de ce qu’il aurait pu être …

LE RESUME DE L’EDITEUR :

« C’est la lettre d’une mère à son enfant qui n’existe pas. Une lettre d’une femme qui se demande quelle mère elle aurait été. Une lettre de questionnement, une lettre d’explication, une lettre de justification, une lettre de séparation, une lettre d’amour. C’est aussi la lettre à elle-même d’une femme qui n’est que femme et qui finit par comprendre que c’est déjà ça. »

Delphine Apiou n’est pas mère et en a souffert. Un regret qu’elle a apprivoisé, avec lequel elle a appris à vivre et surtout qui ne l’empêche pas d’être une femme accomplie… La lettre qu’elle écrit à l’enfant qu’elle n’a pas eu est bouleversante, drôle, pleine de vie, tellement humaine. Universelle.

Meurtres à Kingfisher Hill – Sophie Hannah

Date de Parution : 23 Septembre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Hercule Poirot! Non mais Hercule Poirot, quoi !

S’il y a bien un personnage que je garde en tête depuis mes premiers émois de lecteurs, c’est bien lui ! Ce petit moustachu bedonnant, à l’orgueil aussi démesuré que sa moustache, m’a offert de sacrés bons moments de lecture!

Je me revois dans la petite bibliothèque de mon village ramener un bouquin d’Agatha Christie pour en reprendre un autre immédiatement et ainsi de suite pendant plusieurs mois !

Bref, tu l’auras compris, j’ai fait, dans mon jeune temps, une cure d’Agatha Christie et je n’avais qu’une envie, me laisser séduire par ce retour étonnant du détective cher à mon cœur.

En effet, Sophie Hannah, avec l’aval des héritiers de la reine du crime, écrit de nouvelles histoires d’Hercule Poirot et j’avoue que j’étais plutôt bien disposé. D’autant qu’apparemment , c’est la quatrième nouvelle enquête du détective belge qu’elle nous raconte. Je prenais donc le train en marche (nulle question d’Orient-Express ici)  mais qu’importe puisque je connaissais déjà bien le Poirot.

Mais hélas, trois fois hélas, pour tout vous dire, ma bonne dame, ça ne l’a pas fait !

Ici, mon brave Hercule prend le bus. Poirot est dans un car et vlan, voilà qu’il en prend pour son grade, le détective de mon cœur. Il nous avait habitué à moyens de transports plus mythiques … Et Dieu que ce trajet me paraît long. Il finira par arriver à Kingfisher Hill où évidemment des meurtres seront commis au coeur d’une famille anglaise aux petits secrets biscornus.

Là où Agatha créait en quelques mots une ambiance, avec une délicieuse ironie, plus pinçante que tranchante, Sophie Hannah trousse un cosy mystery un peu terne et qui pour moi, traîne en longueurs. C’est pas mal fait, c’est juste très classique et un poil caricatural. Peut-être aurai-je été plus réceptif s’il s’agissait d’un tout nouveau personnage et non une réécriture marketing d’un héros légendaire…

Bref, moi, je m’en retourne lire Dix Petits Négres, enfin Ils Etaient Dix puisque c’est comme ça qu’on doit l’appeler maintenant. Tout fout le camp, ma pauvre dame …  Et comme un petit vieux qui se respecte, je vous dis que Hercule Poirot, ben, c’était mieux avant …

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Convoqués par une étrange missive, Hercule Poirot et l’inspecteur Catchpool se rendent de toute urgence à Kingfisher Hill, imposante demeure familiale devenue scène de crime. La lettre leur demande instamment de résoudre le meurtre du fils aîné des Devonport, Laurence, à condition de le faire à l’insu de tous les résidents. Une double requête d’autant plus étonnante que la coupable est déjà toute trouvée  : Helen, la fiancée de Laurence, a immédiatement plaidé coupable. Mais son témoignage manque de crédibilité et Frank, l’expéditeur de la lettre et le fils cadet des Devonport, est convaincu de son innocence. Hercule Poirot saura-t-il démêler le vrai du faux avant que ne sonne pour Helen l’heure fatidique de son exécution  ?

Les Imbattables – Sarah Maeght

Date de Parution : 07 Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Il y a des romans que l’on n’attend pas particulièrement. Qu’on ouvre, un peu au hasard et dans lesquels on s’engouffre avec un plaisir, comme une jolie pochette surprise.

C’est exactement ce qui vient de m’arriver avec LES IMBATTABLES de Sarah Maeght (merci de prononcer « mag », je tiens cette information de source sûre).

Basile a neuf ans. Il connaît par cœur une foule de choses inutiles et donc totalement indispensables. Il classe les gens qui l’entourent dans deux catégories, les dignes et les indignes, il aime Jacques Prévert et a un caractère bien trempé.

Victoire, elle, est étudiante. Elle rêve de l’Amérique et reste hantée par un amour toxique. Elle tente de joindre les deux bouts entre baby-sitting et fausses bonnes idées pour gagner sa vie.

Tous les deux vont nous faire vivre une folle semaine dans un Paris rempli d’une jolie humanité.

Moderne, coloré, brillamment contemporain, LES IMBATTABLES est un roman qui se dévore en quelques heures. Sous des allures cinématographiques, léger comme une comédie derrière laquelle se cache une certaine réalité, c’est un roman qui se lit d’une belle traite, comme on se promène main dans la main avec quelqu’un qu’on aime.

Ce roman fait partie de ceux sortis au mauvais moment, à l’heure où déambuler en librairie n’est plus possible. Un roman sur la vie d’avant mais qu’il faut lire maintenant, juste pour se faire un peu de bien, juste pour souffler un peu. Pour se souvenir de nos déambulations justement, celles qui prennent tant de sens aujourd’hui…

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Après ses cours de Lettres à l’université, Victoire s’occupe de Basile. Il a neuf ans, elle en a vingt-trois. Victoire rêve  de partir étudier aux États-Unis, Basile rêve d’avoir un  ami, de visiter la maison de Prévert en Normandie.
Il est pointilleux sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas,  le « digne » et l’« indigne ». Elle vole dans les magasins,  saute les portiques du métro et laisse l’horoscope décider  de son humeur.
Un lundi, Basile rate le car pour son voyage scolaire.  Victoire doit rester avec lui, le temps d’une semaine qui va changer leur vie.

Quartier Libre – Vincent Lahouze

Date de Parution : 15 Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Ça commence par un saut dans le vide.

Ça commence fort, ça t’envoie valser dans le décor tout de suite. Pas le temps de respirer. Tu te fais prendre aux tripes et t’as pas le choix.

C’est l’histoire d’un gâchis, et même pas beau le gâchis. C’est peut-être un peu l’histoire de ce que nous sommes en train de faire de notre société. C’est une histoire qui prend aux tripes, qui broie un peu le coeur. Une histoire de rage et de fureur, de bruit et de douleur.

C’est l’histoire d’Olivier, qui débarque dans les pas beaux quartiers, au Mirail, à Toulouse, et qui va tenter de comprendre l’inacceptable, ces raisons qui poussent une adolescente qu’il a vu grandir à se jeter dans le vide.

C’est l’histoire d’Olivier et de son métier de d’animateur social. du jeune homme inexpérimenté, aux préjugés faciles jusqu’à l’homme qui se bat, au quotidien, pour ces jeunes qu’on regarde de travers.

C’est un regard sur les banlieues, sur notre société, absurde et un peu dégueulasse. C’est un roman qui se lit d’une traite, comme on se retrouve prisonnier d’une histoire qu’on ne peut pas lâcher. Comme on ne reprend pas son souffle.

C’est un polar, c’est un roman d’apprentissage, c’est un plaidoyer, c’est un roman social, c’est un témoignage, c’est beaucoup de choses à la fois, c’est un roman qui n’a pas besoin d’étiquette pour exister.

Vincent Lahouze, offre, avec ce deuxième roman un livre absolument percutant. Que j’ai dévoré en quelques heures tant il m’a emporté ! Tu sais, ces lectures qui t’amènent aux petites heures de la nuit, le regard fou et le bras douloureux !

Un deuxième roman, différent, qui va là où on ne l’attend pas. Qui va là où ça fait mal pour notre bien à tous. le roman d’une société malade et mise à mal. Ce livre n’est pas un remède mails il a le mérite de poser les questions.

« – Tu ne peux pas guérir dans l’environnement qui t’a rendu malade. C’est impossible. »

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Février 2017, Olivier, éducateur d’une trentaine d’années, assiste à la veillée funèbre d’Ismahane, qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Ismahane l’insolente, la libre et charismatique Ismahane, s’est suicidée à la veille de ses seize ans. Pour lui rendre hommage et pour tenter de comprendre son geste inconcevable, il décide de mener l’enquête. L’occasion pour lui de revenir sur ses débuts – chaotiques – d’éducateur dans ce quartier difficile de la banlieue de Toulouse. Un quartier régi par ses propres lois qui vous broie et vous recrache aussi bien qu’il peut vous porter.

Chambres Noires – Karine Giebel

Date de Parution : 05 Novembre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Karine Giebel is back !

Encore une fois elle nous plonge dans le Noir et décide de nous faire son cinéma !

Pelotonnez-vous dans votre fauteuil, éteignez la lumière et laissez vous engloutir dans sa salle obscure …

Quatre nouvelles aux titres tirés de quatre grands films. le vieux fusil. L’armée des ombres. Un monde parfait. Au revoir les enfants. A ces histoires s’ajoutent quatre nouvelles plus courtes déjà publiées dans des recueils caritatifs.

Comme souvent chez Karine Giebel, la frontière entre victime et bourreau est aussi mince que le fil du rasoir sur lequel elle promène ses personnages. On entre de plein fouet dans chaque histoire que l’on dévore presque à regret tant elle sait y faire.

Ils s’appellent Martin, Axel, Mathilde, Yvonne ou Aryana. Ils nous ressemblent, ils sont ce que notre société a osé faire d’eux. Personnages forts, humains et terribles.

Je ne suis pas grand amateur de nouvelles, et pourtant que j’ai aimé ce recueil-là.

L’empreinte Giebel, indélébile, est plus que jamais bien présente et j’ai refermé ce recueil avec regret tant je sais qu’il va falloir patienter encore pour retrouver la maîtresse du noir dans un prochain roman.

Mention plus que spéciale pour Au Revoir Les Enfants qui m’a juste fracassée le cœur, véritable pépite, moi qui pensait ne pouvoir lire aucune histoire sur la période que nous vivons actuellement sans avoir envie d’arracher les pages … Là, Karine Giebel est juste bouleversante, et sort un peu du cadre de ce qu’elle peut proposer d’habitude.

A la fois noir et engagé, ce recueil offre à son lecteur des histoires captivantes et terriblement humaines qui m’ont laissé cette amertume propre à l’auteure de mon cœur. Des histoires qu’on ne lit pas innocemment mais qu’on prend en plein face, comme on se rend compte du pire …

Ce recueil sort le 05 Novembre. Foncez. Juste, foncez ! Les livres ont besoin de nous !

De nombreuses librairies proposent le « click and collect » alors réservez dès maintenant cette perle noire et faisons vivre nos libraires!

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Il y a des soupirs, des souvenirs et des sourires.

Il y a ces jours sans fin et ces nuits sans chaleur. Cette sensation d’être sale, d’être rien, moins que rien.

Ces dangers qu’on n’a pas vus venir, ces risques qu’on n’a pas osé prendre. Ces tentations auxquelles on n’a pas eu la force de résister.

Il y a ces mauvais héritages, ces mauvais choix, mauvaises pentes, mauvais départs.

Il y a ce manque de chance.

Il y a cette colère, ce dégoût.

Il y a…

Des fois où on préférerait être mort.

Voilà ce qu’on découvre dans les Chambres noires de Karine Giebel, recueil de quatre nouvelles inédites dont les héros, ou anti-héros, incarnent et dénoncent tour à tour les manquements de notre société. Quatre histoires pour lesquelles l’auteure emprunte les titres de grands films qui l’ont marquée.

Après D’ombre et de silence, elle nous offre un nouveau recueil tout en noir, humain, engagé, bouleversant, qui agit comme un révélateur, nous faisant ouvrir les yeux sur le monde en dépit de son opacité et de sa noirceur.

À la fin de l’ouvrage, en bonus, trois nouvelles déjà parues dans Treize à table ! (Pocket) au profit des Restos du Cœur ainsi que Sentence, nouvelle écrite en plein confinement et publiée dans Des mots par la fenêtre (12-21) au profit de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

Les Sept Sœurs Tome 04 : La Sœur à la perle – Lucinda Riley

Date de Parution de l’édition Poche : 01 Juillet 2020

LE BILLET DE JUJU :

— Oh, putain, le revoilà avec sa tribu en jupons !

— Ne sois pas vulgaire, je te prie. On nous regarde, là …

— Bon, on connaît la musique maintenant… Un tome par sœur, avec une destination exotique à la clef ! C’est laquelle cette fois ?

— C’est CeCe.

— Voilà que tu bafouille. C’est laquelle alors ? C’est, c’est , c’est ???


— C’est CeCe, je te dis. C’est le diminutif de Célaéno

— Ah, parceque y’a vraiment des nanas qui s’appellent comme ça. Plus rien ne m’étonne mais là, quand même on tient une sacrée perle !

— Oui, justement, une perle, Cece, c’est la soeur à la perle !

— …

— Elle est toujours aussi forte la Lucinda Riley, crois-moi ! Moi, qui pensais qu’elle allait me gonfler cette quatrième sœur, je me suis encore fait embobiner. Faut dire que ce qu’on apercevait d’elle dans les précédents tomes nous la rendait plutôt antipathique, avec cette façon de régenter la vie de la pauvre Star. Et en fait, je la kiffe la CeCe ! Elle est touchante, entre sa dyslexie et son sentiment d’être la moins belle des six sœurs.

— Et tu as vu du pays, j’imagine ?

— Ah ça oui, de l’Ecosse, à l’Australie en faisant un petit détour par la Thaïlande ! Je t’avoue qu’en ce moment, c’est un moyen sûr de voyager en toute sérénité cette saga ! Tout en ayant le sentiment de faire partie de la famille d’Aplièse !

— Et jamais tu ne te lasses de cette famille dysfonctionnelle ?

— Franchement ? Non ! Cela étant, il ne faut pas tous les lire d’affilée évidemment ! Je vais lire le cinquième dans quelques temps puis attendre la sortie en poche du sixième bien gentiment ! Je voudrai pas me gâcher le plaisir, tu vois.

— Tu n’es pas impatient ? Je crois qu’il existe en grand format le sixième, hein !

— Oui, je sais, je sais mais j’ai commencé la collec en poche et je suis un psychopathe avec mes livres …

— Oui, pas qu’avec tes livres mais ça c’est un autre sujet …

Pour lire mes billet sur les tomes précédents :

LE RESUME DE L’EDITEUR :

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Célaéno d’Aplièse et ses sœurs reçoivent chacune pour héritage un indice qui leur permettra de percer le mystère de leurs origines. Le sien conduira CeCe jusque dans la chaleur et la poussière rouge de l’Australie. Elle y croisera le destin de Kitty McBride qui, cent ans plus tôt, a abandonné sa vie bien rangée à Édimbourg pour chercher en terre inconnue le grain d’aventure dont elle avait toujours rêvé… ainsi qu’un amour qu’elle n’avait jamais imaginé. Pour CeCe, ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir ce qu’elle a toujours cru impossible : un sentiment d’appartenance et un foyer…

La Sœur à la perle est le quatrième tome de la série événement Les Sept Sœurs qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde. À travers ses romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un genre littéraire à part entière.

Anne de Green Gables – Lucy Maud Montgomery

Date de Parution : Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

« L’important n’est pas ce que le monde nous réserve, mais ce qu’on y apporte. »

Un livre comme un enchantement, un envoûtement.

Une héroïne inoubliable, qui défie les époques. Anne, « Anne ave un e ». Anne, de nulle part et de partout à la fois.

Elle va devenir Anne de « Green Gables », cette maison aux pignons verts, sorte de paradis terrestre où le hasard va lui faire poser ses valises dans le foyer de Matthew et Marilla Cuthbert, frère et soeur aux coeurs boiteux.

L’enfant à l’imagination plus que débordante va devenir leur protégée et elle va embarquer dans son sillage toute une communauté.

Drama queen à ses heures perdues, Anne ressent tout avec emphase, avec sa propre logique où seule l’imagination est reine.

Publié pour la première fois en 1908, ce roman, premier tome d’une série vendue à plus de soixante millions d’exemplaires à travers le monde est un pur enchantement, je vous dis ! Ce roman est un Classique. Dans toute la belle noblesse du terme et n’a pas pris une ride. Il fait sourire, parfois même rire, puis touche, profondément.

Tout ce que la littérature a de magique, de précieux, fourmille dans ce roman, qui a traversé le temps pour parvenir jusqu’à nous dans une sublime édition, fraîchement (re)traduite par les bons soins de Monsieur Toussaint L’Ouverture.

Anne de Green Gables a croisé ma route et je sais aujourd’hui qu’elle manquait à ma galaxie intime.

Précurseur dans ses thèmes, il parle de féminisme, de différence, dans une société où mieux vaut suivre le troupeau. Chaque personnage est délicieusement vivant et je n’oublierai pas de sitôt Anne, évidemment, mais également ce doux malhabile de Matthew ou la touchante Marilla.

Il existe maintenant, dans un coin de mon âme, une contrée à l’abri du monde, Avonlea, où le regard d’une enfant à nulle autre pareille rend chaque brin d’herbe grandiose, chaque pierre sur le chemin aussi précieuse qu’un diamant brut.

Et lorsque l’écrin est si beau, il est indispensable de se laisser embarquer en espérant de tout coeur que les différents autres tomes seront publiés rapidement tant cette édition est à la hauteur !

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Un roman culte

Littérature solaire et intemporelle

Vendu à 60 millions d’exemplaires à travers le monde et adapté des dizaines de fois (récemment sur Netflix), Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie et au pouvoir de l’imagination. Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie et d’humour est plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer.

Mademoiselle Papillon – Alia Cardyn

Date de Parution : 15 Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Gabrielle est infirmière, Thèrese Papillon également.

Un siècle les sépare, un simple battement d’aile de papillon face à l’éternité. Et à travers la magie des mots, d’un livre, l’une va inspirer l’autre et va lui offrir ce second souffle.

Car Gabrielle est usée. Chaque jour, dans la salle 79, elle veille sur des êtres infiniment fragiles, dans ce service de néonatologie. Elle voit passer l’espoir, la vie mais également une tristesse sans fond lorsque la médecine ne peut pas tout. Peu à peu, elle s’érode, elle perd pied, elle s’abime.

Thèrese Papillon, au sortir de la Première Guerre Mondiale, elle, n’accepte pas de voir ces enfants qui meurent dans la rue. Elle veut créer un refuge, les mettre à l’abri et rien ne pourra l’arrêter.

A travers le portrait de deux femmes qui exercent le métier le plus beau et le beau difficile au monde, Alia Cardyn offre un roman d’une grande justesse. Elle tisse une histoire, à hauteur de vérité, qui ébranle souvent, touche à chaque page et ne peut personne laisser indifférent.

Mademoiselle Papillon a réellement existé et Alia Cardyn s’offre évidemment la liberté d’inventer, sur une trame fort documentée, le destin follement inspirant d’une femme de tous les courages.

Il faut partir à la rencontre des ces femmes d’exception. Il faut se laisser émouvoir par ces destins immenses. Deux femmes, qu’on rencontre pour de vrai, et avec lesquelles on prend le temps de réfléchir à ce que peut être le don de soi, le vrai.

Il faut être un sacré écrivain pour arriver à détailler, sans plonger dans le pathos, mais sans enjoliver non plus, la réalité d’un service de grands prématurés, pour pénétrer la complexité d’un métier hors du commun.

Alia Cardyn livre ici un roman éblouissant et documenté, et finalement, elle offre bien plus que ça. Elle laisse entrer à flot la lumière à travers ses mots, tous choisis avec une folle passion. Hommage aux infirmières, aux femmes, à celles qui vibrent à l’intérieur pour l’autre, pour les autres.

Lisez Mademoiselle Papillon, il va se passer quelque chose.

LE RESUME DE L’EDITEUR :

L’histoire inouïe de Thérèse Papillon, reconnue juste parmi les nations, révèle la force de nos rêves.

Gabrielle, 30 ans, infirmière, s’occupe de grands prématurés dans un service de néonatologie intensive. L’univers de la jeune femme s’est réduit aux quelques mètres carrés de sa salle, la salle 79, où elle glisse lentement dans l’indifférence, lorsqu’elle découvre l’histoire de Mademoiselle Papillon.
En 1920, dans une France ravagée par la Première Guerre mondiale, cette infirmière de la Croix-Rouge est envoyée au dispensaire de Vraignes-en-Vermandois. Alors qu’elle tente de mener à bien sa mission, la vision des enfants qui succombent dans la rue l’obsède. Une ambition se forme et prend bientôt toute la place : elle doit bâtir une maison pour les protéger.
Lorsqu’elle franchit le seuil de la sublime abbaye de Valloires, Mademoiselle Papillon est convaincue d’approcher son rêve.

Ce roman mêle le destin de deux infirmières et met en lumière une femme exceptionnelle : Thérèse Papillon, qui a sauvé des milliers d’enfants et a été reconnue Juste parmi les Nations. Après avoir mené une véritable enquête – en néonatologie mais aussi auprès de ceux qui ont connu Thérèse Papillon –, Alia Cardyn livre un hommage sensible et lumineux aux femmes qui ont l’audace d’incarner le changement.

Les fillettes – Clarisse Gorokhoff

Date de parution : 24 Septembre 2020

LE BILLET DE JUJU :

Hasard du calendrier, c’est en cette journée de la fille que je viens vous parler de fillettes…

Oh, les fillettes, oh les fillettes, elles la rendent marteau …

La vie, parfois, n’est pas le conte de fées annoncé. Pourtant, ici, tout commence comme la fin des plus belles histoires. Elle rencontre un mec, plutôt Charmant, ils se marient et ont beaucoup d’enfants, trois adorables filles en l’occurrence.

Pourtant, comme dans la chanson de Sheller, maman est folle et papa attend qu’elle aille mieux car il sait qu’un jour, elle reviendra à leur réalité. Il y croit dur comme fer, comme on aime, malgré tout, comme on aime vraiment, de tout son être.

La vie n’est pas un conte de fées. Les fillettes, à hauteur d’enfance, vont voir cette mère surnager, sombrer, revenir, sombrer encore, et pourtant, elles resteront des petites filles, avec leur belle innocence, avec leur troublante évanescence qui vient trouer le néant dans lequel s’engouffre leur maman. Le regard qu’elles portent sur leur vie, qui effleure et caresse, rend ce livre presque magique.

La vie est un conte de fées et les monstres habitent le quotidien sous la forme de potions, de flacons. Cette drogue, ou cet alcool, qui transforme leur mère en cette gisante, qui le matin, ne se lève pas pour s’occuper d’elles…

Ce qui frappe, dans ce roman aux allures autobiographiques, c’est cette façon qu’à Clarisse Gorokhoff de ne pas faire sombrer son récit dans l’insoutenable. Il y a tellement de lumière dans ces fillettes, qui attendent leur mère au bois dormant. Il y a tellement de lumière dans ce père, qui aime, plus que de raison et qui s’élève à la force d’espérer.

Les Fillettes. Un roman triste, lumineux, et sombre à la fois, comme les contes de fées, comme un Disney à l’envers, la vérité en plus.

Les fillettes, ces fillettes, que l’on quitte avec l’envie de les étreindre encore un peu, pour leur dire que demain, peut-être, elles deviendront des filles, des femmes, cabossées certes, mais vivantes malgré l’enfance, grâce à l’enfance…

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Elles sont trois soeurs : Justine, Laurette et Ninon. Elles partagent une enfance fantaisiste qu’elles souhaiteraient sans épée de Damoclès. Leurs parents, Anton et Rebecca, se sont aimés sur un coup de foudre mais Rebecca est une femme fêlée qui collectionne les médicaments et les drogues. Une femme poétique, fantasque, qui pourrait ressembler à une Zelda Fitzgerald contemporaine mais qui est une drôle de mère trop souvent absente dans l’éducation de ses enfants. Face à la menace d’une mère qui risque de basculer, les trois fillettes opposent l’esprit
merveilleux de l’enfance que leur mère n’a jamais totalement quitté. Qu’est ce que le réel quand on est adulte? Qu’est ce que le réel quand on est l’enfant de ces adultes?

Dans ce roman sur des soeurs, des filles, et des femmes, Clarisse Gorokhoff compose un hymne à l’amour bouleversant.

Les Monstres – Maud Mayeras

Date de Parution : 02 Octobre 2020

LE BILLET DE JUJU :

« – Vous savez pour quelle raison le grand méchant loup ne pourra jamais vous dévorer les enfants ?- Nous l’ignorons Aleph.- Parce que c’est vous le grand méchant loup. »

Le ton est donné. Les fauves sont lâchés et impossible pour moi, de poser ce roman avant de l’avoir terminé. Une histoire de monstres. Les monstres, pourtant, ça n’existe pas, non ?

Maud Mayeras t’attrape par le colbac, te saute à la gorge et ne te lâche pas, pas une seule seconde. Tu veux comprendre, tu veux savoir qui sont ces monstres, qui sont les monstres …De l’histoire, il ne faut rien révéler. Juste évoquer un terrier dans lequel ne vit aucun lapin blanc et où Alice n’aurait jamais mis les pieds…

Chapitres courts, haletants, où chaque page hurle de tourner la suivante pour tenter de pénétrer plus profond dans le noir. J’ai lu ce livre comme on fuit en forêt, en pleine nuit, une lampe torche à la main. Tu ne sais pas où tu vas, tu flippes pas mal, tu n’y vois rien, tu te prends des branches dans la tronche mais tu avances, coûte que coûte et peu à peu l’ombre grandit, jusqu’à tout envelopper. Jusqu’à tout comprendre, dans un cri d’effroi.

Pour les amateurs de noir, ce roman est un incontournable de cette année, je lui dois ma dernière nuit blanche et ma tronche de déterré au matin. Un roman effroyable, un thriller presque gothique, comme un conte satanique, où les fées ne trouveront jamais leur chemin.

Les monstres n’existent mais les hommes, oui, et ils peuvent être le plus terrible des cauchemars…

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière du jour qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduquent et les préparent patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que dehors, il y a des humains. Parce qu’eux sont des monstres, et que tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.


Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre. Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connait qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

Maud Mayeras est une auteure rare est appréciée dans le monde du thriller pour l’originalité de son ton et son exploration des territoires obscurs de la psyché humaine. Les Monstres est son quatrième roman

Cabossé – Benoît Philippon

Date de Parution : 08 Septembre 2016

LE BILLET DE JUJU :

Cabossé. Abîmé. Déglingué.

Comme une vieille bagnole qui tient le choc, en roue libre.

Il est comme ça Raymond, enfin Roy, parceque Raymond, ça en jette carrément moins. Roy, ça fait boxeur, c’est un nom de bonhomme, de vedette américaine. Roy, c’est un géant, au physique abimé, une gueule cassée.

Il tombe sur Guillemette, tombe en amour et s’en va lui conter fleurette mais à sa manière. Il sera prêt à tout pour défendre sa belle, quitte à laisser sortir la bête ! Débute alors rapidement une folle cavale où ils vont caracoler entre personnages hauts en couleur, comme sait si bien les peindre Benoît Philippon, étreintes furieuses et dialogues truculents à la sauce revancharde !

J’étais déjà tombé sur Roy et Guillemette en lisant l’incontournable Mamie Luger et quel bonheur de découvrir leur périple, et retrouver, le temps d’une escale justement notre mamie nationale…

Benoît Philippon, de sa plume unique, frappe à grands coups de masse sur nos habitudes de lecture et nous offre encore un livre follement romanesque, terriblement authentique et délicieusement déjanté.
Du noir à la guimauve un peu cramée sur les bords, un roman qui assurément ne plaira pas forcément à tout le monde mais moi, j’en redemande encore et encore !

Road trip calamiteux, , cette histoire d’éclopés vous embarquera, sans nul doute, à la suite de ces héros dans cette cavale déjantée !

Si vous avez aimé la mamie, dans la famille Philippon, je demande le fils spirituel, Roy ! Bonne pioche assurée, la famille!

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de « tomate écrasée »…


Et jusqu’au soir où il croise Xavier, l’ex jaloux et arrogant de la belle – lequel ne s’en relèvera pas…
Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but.


Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.