Les Fruits Tombent des Arbres – Florent Oiseau

Pierre. Pierre, c’est un type normal.

Un mec un peu banal. Qui fout pas grand-chose en réalité. Un peu largué, un peu seul sur la Terre. Pierre, c’est nous, dans nos petites contradictions, dans nos drôles d’habitude, dans nos aspirations perdues quelque part dans la vraie vie.

Un jour, parmi tant d’autres, il assiste à la mort d’un habitant du quartier, là, à l’arrêt du bus. Comme le fameux fruit qui s’éclate au sol. Comme une déflagration silencieuse qui ne bouleversera pas la marche du monde. Une vie qui s’arrête là, brutalement, sans préavis. Et Pierre, ça va le toucher. Ça va le faire réfléchir.

Commence alors une odyssée de l’inutile, un voyage vers l’essentiel, sur la ligne 69, dans ces rues, dans ces quartiers où nos contemporains se croisent, se délitent, s’ennuient, aiment parfois et courent après quelque chose d’incompréhensible.

Galerie d’instants, de personnages, d’êtres humains, ceux qu’on croise tous les jours. Comme une salade de fruits, jolie, jolie, un tableau vivant de ceux qui s’accrochent aux branches pour ne pas tomber trop lourdement.

De restos un peu miteux, en parcs délabrés, le merveilleux s’immisce partout pour qui sait le voir. Florent Oiseau contemple l’ordinaire du haut de son infinie tendresse, avec une ironie mordante qui touche au tragi-comique. Ce roman est un périple parisien dans tout ce que la ville a de plus ordinaire, de plus hors du commun. Florent Oiseau ouvre grand les yeux sur nos petits travers, nos existences si fragiles, comme le font les poètes.

Il y a de la mélancolie, il y a de l’aigre doux chez cet écrivain qui, de livre en livre, trace un sillon à la fois original et universel. Il y a de la vérité dans ce roman, encore une fois. De celle qui touche le lecteur, lui arrache un sourire, une grimace, une émotion.

Définitivement, je suis sous le charme de cet auteur, qui écrit comme nul autre les choses simples, donnant au banal ses lettres de noblesse et faisant de l’oisiveté un sport national, de la contemplation, une raison d’exister un peu plus.

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Est-ce la vie qui crée le hasard, ou l’inverse ?

Parce que son voisin, comme le fruit d’un arbre, est tombé raide mort à l’arrêt Popincourt, Pierre se retrouve à errer sur la ligne du bus 69. « Fantôme urbain », comme il se définit lui-même, c’est un type plus très jeune et pas encore très vieux qui cherche des réponses dans de grands verres de lait glacé.


De laverie automatique en comptoir de bar kabyle, la liberté guide ses pas. Fumer des cigarettes avec les tapins de la rue Blondel, monter une mayonnaise pour une célèbre actrice sur le retour, appeler sa fille Trieste et se rappeler Venise… tout fait aventure quand on regarde bien et qu’on ne regrette rien.
Ne pas faire grand-chose : voilà l’extraordinaire.


Il y a du Antoine Blondin chez Florent Oiseau, dont l’humeur vagabonde excelle à capter l’ironique poésie de l’ordinaire. Après Je vais m’y mettreParis-Venise et Les MagnoliasLes fruits tombent des arbres poursuit son exploration d’une condition humaine sauce cocktail, résolument oisive.

Mes conseils pour Noël 2020 !

Parceque plus que jamais les livres doivent se retrouver au pied du sapin et offrir du baume à tous nos petits cœurs fatigués par cette drôle de période, je te propose ma sélection de livres parus en 2020 et à offrir à Tatie Ginette et Cousin Machin ! Ces livres qui pour des raisons différentes ont su me toucher plus que de raison cette année :

LES MAGNOLIAS de Florent Oiseau : « Florent Oiseau possède ce talent de la nonchalance non étudiée, une façon d’écrire qui n’appartient qu’à lui. Il n’imite personne et trace sa plume. »

AVANT LA LONGUE FLAMME ROUGE de Guillaume Sire : « Guillaume Sire, écrivain cerf-volant, tient au bout de ses doigts des mots bouleversants, et les fait tournoyer, au gré du vent, légère brise puis tempête dévastatrice. »

LA SOMME DE NOS VIES de Sophie Astrabie :  » Ce roman, c’est la somme de tout ce que j’aime lire. Une histoire, des personnages, de la vie, de la tendresse, de la simplicité et énormément de talent. »

LES DEMOISELLES d’Anne-Gaëlle Huon : « Un roman résolument féminin, sans leçon de féminisme, qui fait de ces demoiselles de grandes dames de cœur ! »

MAMIE LUGER de Benoît Philippon : « Un roman comme on en fait (trop) peu ! Qu’on ne voudrait jamais terminer. Allez, viens prendre un sacré coup de vieux, tu vas en redemander, c’est promis ! »

MON PERE, MA MERE, MES TREMBLEMENTS DE TERRE de Julien Dufresne-Lamy :  » Un roman d’utilité publique, sincère, honnête et un peu dingue. »

LES SEPT SŒURS de Lucinda Riley : « Lucinda Riley, elle sait raconter son histoire, elle t’embarque, comme une bonne série d’été ! Tu poses le cerveau et tu pars en voyage ! »

ROSA DOLOROSA de Caroline Dorka-Fenech : « Un premier roman maîtrisé, implacable et marquant. Une écriture presque empoisonnée, imagée, ondoyante. »

MADEMOISELLE PAPILLON d’Alia Cardyn : « Une histoire, à hauteur de vérité, qui ébranle souvent, touche à chaque page et ne peut laisser personne indifférent. »

FERME LES YEUX ET FAIS UN VŒU de Cécile Bergerac : « Parfois, un livre vous enveloppe, vous touche, de façon inexpliquée et il ne faut pas chercher d’où vient la magie. »

QUARTIER LIBRE de Vincent Lahouze : « C’est un roman qui se lit d’une traite, comme on se retrouve prisonnier d’une histoire qu’on ne peut pas lâcher. »