Shining – Stephen King

Il y a des titres cultes. Auréolés de gloire et dont la seule évocation vous ramène des années en arrière.

Je viens de relire SHINING en deux petits jours et une nuit presque blanche. Découvert à l’adolescence, comme la plupart des œuvres du monsieur, il fut à l’origine de mes premiers frissons de lecteur et les nouvelles éditions du Livre de Poche, juste sublimes, me permettent de redécouvrir, des décennies plus tard, ces romans qui me trottent encore en tête tant ils sont forts !

Il s’agit là du troisième roman publié par Stephen King, à la fin des années 70, et autant te dire qu’il n’a pas pris une seule ride.

L’Overlook Palace. Cet hôtel grand luxe perdu au beau milieu des montagnes rocheuses. Lieu mythique de l’imagerie de Stephen, au fil des années. Souvent imité, jamais égalé, en littérature.

C’est là que Jack Torrance vient s’installer pour l’hiver, en tant que gardien, avec sa femme et son fils. C’est là qu’il croit venir abriter sa petite famille alors qu’il va inéluctablement plonger entre les griffes de l’hôtel.

Au fil des jours, les températures baissent et les esprits s’échauffent. Peu à peu, l’hôtel va montrer son vrai visage.

L’art de ce roman provient de ses personnages, humains et auquel on peut s’identifier facilement. Peu à peu, la tension monte jusqu’à nous laisser dévorer les dernières pages, complétement happés …Le King, ici, est au sommet de son art. Terrifiant huis-clos, il nous plonge dans les secrets d’un hôtel maudit où les fantômes hantent les longs couloirs et où personne ne vous entendra crier …Tu lis le King ? C’est quoi ton top 3 ?

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…


L’hiver, l’hôtel est fermé.


Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien.


Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance: c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.


Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus.


Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?


Un récit envoûtant immortalisé à l’écran par Stanley Kubrick.

Après – Stephen King

Le King nouveau arrive demain en librairie et en bon fan qui se respecte, je me suis plongé dans ce nouvel opus avec un petit frisson d’appréhension…

Pour tout vous dire, le King de ces dernières années ne tape pas toujours juste avec moi et j’avoue avoir abandonné son Institut en cours de route … Comme quoi, on peut être fan mais aussi complétement lucide !

Cette fois, le King nous revient avec un roman plutôt court à la frontière entre polar et épouvante.
Jamie, le héros, est un jeune garçon comme les autres sauf qu’il a le pouvoir de parler aux morts.

Je sais, on a tous vu Sixième Sens, on connaît la chanson ! Pourtant, ici, on se retrouve avec un vrai polar Kingesque à souhait et qui rue dans les brancards sans nous infliger de trop longues descriptions ! Direct à l’essentiel et vas y que je peux pas lâcher le bouquin avant de l’avoir terminé !

Seule la mère du héros est au courant de son « don » et va finir par recourir aux services de sa progéniture pour tenter de garder le bateau à flot parce qu’en tant que mère célibataire et agent littéraire, la vie peut parfois vous mettre de sacrés bâtons dans les roues !

On retrouve les thèmes chers au monsieur, évidemment, avec même pour les aficionados des renvois marqués à certaines de ses œuvres cultes précédentes mais je ne gâcherai pas le plaisir de la découverte ! Et on peut tout à fait dévorer ce roman sans avoir la réf, pas de souci !

J’adore le King lorsqu’il offre son regard diabolique sur l’enfance, sur le milieu littéraire américain et qu’il vous file gentiment les chocottes en mélangeant les genres ! D’autant que quelques lignes avant la fin, le lecteur s’en prend une belle sur le coin de la tronche, histoire de marquer les esprits …

Chapitres courts , calibrés comme un bon page turner, j’aurai presque envie de retrouver le héros dans un prochain roman.

Donc, si tu aimes le King, tu devrais passer un très bon moment et c’est aussi un opus idéal pour le découvrir ! Ici, l’horreur n’est pas à son paroxysme et les âmes sensibles peuvent tenir le choc, pour peu qu’elles n’aient pas peur des fantômes !

Après, ce n’est que mon avis, hein …

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Grandir, c’est parfois affronter les démons qui vous hantent.

Jamie n’est pas un enfant comme les autres : il a le pouvoir de parler avec les morts. Mais si ce don extraordinaire n’a pas de prix, il peut lui coûter cher. C’est ce que Jamie va découvrir lorsqu’une inspectrice de la police de New York lui demande son aide pour traquer un tueur qui menace de frapper… depuis sa tombe.

Obsédant et émouvant, le nouveau roman de Stephen King nous parle d’innocence perdue et des combats qu’il faut mener pour résister au mal.

Si ça saigne – Stephen King

Il est revenu.

Et si CA te rappelle quelque chose, c’est tout à fait normal (private joke entre fans de Stephen).

Le King is back et nous arrêterons ici les phrases en anglais, je vous rassure.

Bon, il faut bien l’avouer, Stephen King a à peine le temps de nous manquer qu’il sort déjà un nouveau livre ! Un des auteurs américains les plus prolifiques de sa génération revient avec un recueil de quatre nouvelles cette fois.

Et s’il est bien un domaine où j’aime le retrouver, c’est bien celui-ci même s’il faut bien le dire, parfois, ses « courts textes » sont l’équivalent d’un roman entier chez d’autres écrivains ! Le bougre nous en donne pour notre argent !

Quatre nouvelles donc :

LE TELEPHONE DE M. HARRIGAN, la jolie amitié entre un jeune garçon et son employeur millionnaire, peut-être mon texte préféré du recueil tant le gamin est attachant.

LA VIE DE CHUCK, nouvelle originale, presque cinématographique dans son traitement, en trois actes pour raconter la vie d’un homme ET la fin du monde.

SI CA SAIGNE, le plus long teste du recueil qui lui offre d’ailleurs son titre, est une suite de son roman L’Outsider que l’on peut lire aussi indépendamment. On retrouve Holly et son agence de détective, confrontée à une explosion dans un collège.

RAT, ou encore un texte de King traitant d’un écrivain, de l’angoisse de la page blanche avec ce héros qui a publié quelques nouvelles sans jamais arriver à écrire de roman jusqu’au jour où l’idée fuse et qu’un rat entre dans son existence …

Stephen King fait du Stephen King, sans surprise mais avec brio. On retrouve ici les thèmes chers à son coeur que sont les nouvelles technologies, la fin du monde, le personnage de l’écrivain torturé, l’au-delà et le deuil. L’écrivain se fait plaisir, et s’il est parfois un brin bavard, les afficionados ne bouderont pas leur plaisir.

Perso, je suis plus touché par le Stephen King d’il y a quelques années même s’il reste encore aujourd’hui un monument de la pop culture !

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Les journalistes le savent : si ça saigne, l’info se vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde des news en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers, travaille sur sa dernière enquête lorsqu’elle apprend l’effroyable nouvelle en allumant la télévision. Elle ne sait pas pourquoi, le journaliste qui couvre les événements attire son attention…


Quatre nouvelles magistrales, dont cette suite inédite au thriller L’Outsider, qui illustrent, une fois de plus, l’étendue du talent de Stephen King.

Cujo – Stephen King

LE BILLET DE JUJU :

J’ai toujours préféré les chiens aux chats mais s’il y a un livre qui aurait pu me faire changer d’avis, c’est bien celui-là !

Si ton conjoint, tes ados ou ta belle-mère te saoulent pour que tu adoptes un chien, offre leur d’abord ce roman, ils devraient te ficher la paix pour quelques temps …

Brave bête, hein, pourtant, le Cujo, jusqu’au jour où il se fait mordre le museau par une chauve-souris … On ne se méfie jamais de ces sales bestioles … Cujo, le gros saint-bernard un peu pataud, va se retrouver la rage au ventre et ce n’est pas qu’une image !

Cujo est un monument du genre. Epouvantable et terrifiant car ancré dans le réel, cette marque de fabrique du King qui fait que l’on tremble vraiment pour ses héros !

Stephen King, ici, fait ce que j’apprécie particulièrement dans la plupart de ses grands romans. Il croise les portraits de différents habitants de l’illustre Castle Rock, on les rencontre, on les suit dans leur ordinaire, dans leur quotidien jusqu’à ce que tout bascule et qu’on ne puisse plus refermer le livre jusqu’à cette fin qui nous laisse complètement haletant et bouleversé.

On s’attache à certains, on en déteste d’autres et peu à peu la tension monte, en même temps que le gentil chienchien à son pépère commence peu à peu à péter les plombs. La force de ce roman étant dans cette façon qu’on a également de s’attacher à ce pauvre toutou …

Cujo est un roman culte dans la bibliographie de Stephen King et on comprend bien pourquoi à sa lecture. Une belle porte d’entrée à son univers, tiens, si tu connais pas ou peu ! Tu risques d’en redemander !

Je peux te dire que, depuis, je surveille Kenzo, mon Shitzu d’amour, faudrait pas qu’il croise une chauve-souris lors d’une de ses balades quotidiennes dans Paris !

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, qui a dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris.


Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit. Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna, un couple en crise, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes : tous vont être précipités dans un véritable typhon d’épouvante, un cauchemar nommé Cujo…

Publié il y a vingt-cinq ans, Cujo reste une des œuvres majeures de Stephen King, et un classique de l’épouvante.

Misery – Stephen King

LE BILLET DE JUJU :

« Mon nom est Annie Wilkes, et je suis votre admiratrice numéro un. »
Voilà en substance une des phrases les plus terrifiantes que j’ai pu lire, dans ma petite vie de lecteur …

Il en a de la veine Paul Sheldon d’avoir été recueilli, après un terrible accident, par sa fan la plus fidèle. Même lui, grand écrivain, n’aurait pu imaginer un tel coup du sort …

La « gentille » dame va le requinquer et va finir par l’obliger à écrire la suite de sa saga à succès, Misery. Qu’il le veuille ou non, peu importe … Car Annie Wilkes est légèrement dérangée et le personnage de papier, Misery, est la seule chose qui lui importe … Alors tant pis si Paul Sheldon avait décidé que son héroïne était morte et enterrée ! Il va devoir la ramener à la vie … Et pour lui, c’est bien une question de vie ou de mort dont il s’agit là …

J’ai relu Misery donc. En trois jours. Grand bien m’a pris car au-delà de ce huis-clos angoissant entre une foldingue et son écrivain chéri, j’y ai retrouvé une double lecture follement savoureuse. Un roman dans le roman. Et lorsqu’un bouquin est aussi bon, il te claque entre les doigts et tu en savoures chaque page.

Stephen King, ici au sommet de son art, offre un regard passionnant et terrifiant sur le métier d’écrivain. La lecture du manuscrit, écrit sous la contrainte, est juste savoureuse. Le processus implacable.

Ce roman, paru en France en 1989, n’a pas pris une ride et se bonifie même avec le temps. Annie Wilkes y est juste terrifiante de folie et Paul Sheldon, ben, on n’aimerait vraiment pas être à sa place. Vraiment pas !

Si tu n’as encore pas lu ce petit chef d’œuvre du genre, va falloir investir car ce roman est un incontournable ! A savoir qu’ici, pas de fantastique ou d’histoires de fantômes, le King ancre son histoire dans la réalité.

Je débute avec ce titre ma collection du King avec les nouvelles éditions du Livre de Poche dont les couvertures sont justes sublimes et je vais en profiter pour lire, et relire, monsieur Stephen King.

Et toi, c’est lequel ton préféré de Stephen King ?

LE RESUME DE L’EDITEUR :

Misery, c’est le nom de l’héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez : il a fait mourir Misery pour écrire enfin le « vrai » roman dont il rêvait.


Et puis il a suffi de quelques verres de trop et d’une route enneigée, dans un coin perdu… Lorsqu’il reprend conscience, il est allongé sur un lit, les jambes broyées dans l’accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d’avoir tué Misery. Et le supplice va commencer.


Sans monstres ni fantômes, un Stephen King au sommet de sa puissance nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu’on puisse imaginer.

Élévation – Stephen King

Elevation

Date de Parution : 03 Avril 2019

LE BILLET DE JUJU :

🎆
Castle Rock. Cette ville imaginaire que l’on retrouve dans de nombreuses œuvres du King. Lorsque je lis le résumé et m’aperçois que les événements se déroulent là-bas, des images me reviennent brusquement.  Lire la suite de « Élévation – Stephen King »