Raisons obscures – Amélie Antoine

Date de Parution : 02 Juillet 2020

LE BILLET DE JUJU :

C’est le bordel.

Dans mon cœur, dans ma tête, c’est le bordel…

Je viens de me faire ramasser la tronche et je vais devoir récupérer un à un les morceaux de mon cœur qui jonchent l’appartement. Car il a éclaté. Littéralement pulvérisé par ce roman que je n’attendais pas.

Je pensais lire un thriller, un polar, un truc qui s’oublie vite mais qui fait son petit effet.

Je me suis retrouvé fracassé, le livre refermé, un nœud au ventre et quelques insomnies à venir.

Ne lisez pas ce livre, il va vous faire mal.

Lisez ce livre, il est va vous rappeler à l’ordre.

Il va vous rappeler toutes ces choses auxquelles on ne prend pas garde, sous prétexte de nos vies si compliquées. Il va vous rappeler de prendre garde à ceux que vous aimez.

J’y suis allé à l’aveugle, sans rien connaître du sujet. Je me demandais où Amélie Antoine voulait en venir. Je me demandais ce que j’étais en train de lire. Je me pose encore la question.

De cette histoire, de ces deux familles si banales, si proches de ce que nous sommes, il me reste un trou béant dans la cage thoracique.

Rarement, j’ai pu lire un livre comme celui-ci. A la psychologie fouillée, au rythme entêtant, comme une course atroce vers l’inéluctable. Un livre comme on se retrouve face à une certaine vérité, de celles qu’on ne veut jamais regarder en face.

Un livre sur ces raisons obscures qui font de nous des monstres d’indifférence.

Depuis, c’est le bordel. Dans ma tête, dans mon cœur, dans mon ventre.
Depuis, j’ai encore un peu ouvert les yeux sur le mal qu’on peut faire sans le savoir.

Reste à m’en remettre.

LE RÉSUMÉ DE L’ÉDITEUR :

D’un côté, les Mariani.
De l’autre, les Kessler.
Pour les deux familles, la même routine : l’ennui au quotidien, les voisins trop bruyants, la dépression qui rampe, l’adultère qui menace… Rien de bien grave, en fait, mais pendant ce temps, on ne voit rien. On n’a rien vu. On n’entend rien. Rien entendu.
Il n’est pas de victime sans bourreau.
Ni de martyr sans silence.