Fendre l’Armure – Anna Gavalda

fendre l'armure

Date De Parution : 17 Mai 2017

LE BILLET DE JUJU :

Anna Gavalda.

Pour moi, il y a de la formule magique dans ce nom là.

Une magicienne des mots, une diseuse de belles aventures.

Elle fait partie de ma constellation personnelle, de mon petit panthéon des jolies choses qui font du bien : les graines de tournesol grillées, le rire de ma filleule de 2 ans et demi, la main de mon amoureux dans mes cheveux et …

… Anna Gavalda.

Son dernier ouvrage ne trahit pas ce qu’elle est.

Sept (trop) petites nouvelles.
Des nouvelles du monde.

Bonne, hein, les nouvelles même si mon petit coeur d’artichaut tout chaud a trembloté, a toussoté, tout ému face à ces moments d’une vie ; rares, précieux, de ceux où on fendille l’armure.

Si vous ne l’aimiez pas, vous ne changerez pas d’avis avec cet ouvrage.

Elle fait ce qui fait que je l’aime, elle devient les autres pour mieux parler de nous tous.
Puis elle disparaît. Et reviendra dans quelques années j’espère nous offrir encore un peu sa magie.

Anna Gavalda.

Lorsqu’elle dédicace un livre. Elle vient avec ses crayons de couleur et elle te dessine un petit oiseau en bas de page et elle te remercie pour ton sourire. Elle n’est pas comme les autres. Non, c’est …

Anna Gavalda.

Merci.

LE RÉSUMÉ DE L’AUTEUR :

On me demande d’écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver.

Je pourrais dire que c’est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu’il y en a sept en tout et qu’elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vrais gens. Pardon, de vraies gens. C’est une faute que j’avais laissée dans mon manuscrit, « la vraie vie des vrais gens », avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l’adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens.

Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes « gens » pour vérifier que tous s’accordaient bien et j’ai réalisé que c’était l’un des mots qui comptait le plus grand nombre d’occurrences.

Il y a beaucoup de « gens » dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude. Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n’ont pas de nom. Ils disent simplement « je ». Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement. Ils parlent pour essayer d’y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l’armure. Tous n’y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m’a émue.

C’est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu’ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c’est eux que je vous confie aujourd’hui.

 

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